Philippe Noiret, mort tabagique le 30 novembre 2006
Philippe Noiret était un grand amateur de cigares, malgré les mises en garde répétées du corps médical puis de la presse, malgré enfin les avertissements clairement portés sur les produits eux-mêmes. Or, comme la pipe, le cigare produit une fumée dont les composants sont absorbés par les muqueuses buccales. La nicotine pénètre ainsi plus lentement dans l'organisme qu'avec la cigarette. En raison de l'absence de "shoot" de nicotine, il y a moins de risque de dépendance physique (contrairement à la cigarette, qui entraîne une très forte dépendance) et une toxicité cardiovasculaire moins importante que dans le cas de la cigarette. Par contre, le cigare produit une fumée très concentrée en produits toxiques. Même sans inhalation active, le fumeur inhale sa propre fumée qui l'entoure. Les risques de cancers locaux - bouche, lèvres, oropharynx - sont majeurs. Faute d’y avoir prêté une attention suffisante, Philippe Noiret, comme tant d’autres, a gémi, mais trop tard, sur son cancer du fumeur, qui s’est finalement généralisé. Le 6 novembre, beaucoup de ses amis pleurnichaient, se lamentaient, se désolaient de sa fin douloureuse… Des amis ? Vraiment ?... J’en doute ! Quand on est vraiment l’ami de quelqu’un, on ne le laisse pas se tuer dans l’indifférence pour venir pleurnicher après !... Certains hurleront à la liberté ! La liberté ? Quelle liberté ?... Il a quelle liberté, le fumeur ? Sans même la liberté de s’arrêter, il va jusqu’à en perdre même le respect des autres qu’il intoxique en imposant sa fumée… Une fois de plus, inlassablement, ensemble disons : merde à la clope !